Francis Carrier nous invite à penser la vieillesse non comme un état figé, ni comme une identité qu’on nous colle ; mais comme une période à se réapproprier, qu’on peut apprendre à habiter pleinement. Son plaidoyer pour une vieillesse insoumise et désirante donne de l’énergie… et de l’espoir pour nos vieux jours !
Olympe de Gê — Francis, tu as eu plusieurs vies. Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours ?
Francis Carrier — J’ai 71 ans, bientôt 72. J’ai eu une vie professionnelle "normale", mais aussi une vie militante continue. J’étais dans le GLH, le mouvement de libération homosexuelle qui est né dans la foulée de 68. Puis, dans les années 80 — je crois que c’était en 85 — je suis entré à AIDES. J’y suis resté une douzaine d’années. C’est là que j’ai vraiment appris ce que veut dire "se mobiliser".
Francis Carrier et Laure Adler, capture écran de leur chaîne TéléVioc
Olympe de Gê — Et ensuite, tu t’es tourné vers les vieux, les vieilles. Pourquoi ?
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